CVFM
lance une alerte contre le phising.
23 avril 2004
Le spécialiste
du webmarketing, CVFM, publie une étude sur
un phénomène du piratage de comptes
bancaires qui explose outre Atlantique: le Phising
consiste à envoyer un email au client d'une
banque pour lui demander ses codes d'accès
sous prétexte de vérification, en se
faisant passer pour sa banque. Ensuite, les "phisers"
se connectent au compte bancaire des victimes pour
effectuer des virements vers des comptes offshore.
Ces six derniers
mois, le nombre de cas de phishing a augmenté
de 1.200 pour cent, mettant des utilisateurs d'internet
ainsi que de nombreuses entreprises américaines
de renom en danger. Ces chiffres sont communiqués
par MessageLabs Inc., une société newyorkaise
spécialisée dans le sécurisation
du courrier électronique.
Le nombre de mail
de type phising a augmenté dans des proportions
exponentielle entre septembre 2003 où l'on
observait seulement 279 cas, et janvier 2004 où
337.050 cas ont été observé,
avec une légère baisse en mars à
215 643 mails interceptés.
La tendance est
alarmante dans la mesure où les victimes
voient des prélèvements souvent importants
sur leur compte bancaire s'opérer.
Comment fonctionne
le phising ?
Des pirates collectent
au hasard des millions d'adresses emails d'internautes
à qui ils envoient un courrier électronique
en se faisant passer pour des organismes financiers
reconnus tels Bank of America, des organismes de crédit
ayant pignon sur rue ou des systèmes de paiement
sécurisés comme Paypal aux Etats-Unis.
L'adresse de l'expéditeur est maquillée
pour inspirer confiance. Le message indique la plupart
du temps que le compte du destinataire a été
fermé pour des raisons de sécurité
et que, pour le réactiver, il est nécessaire
de se reconnecter en indiquant nom d'utilisateur,
mot de passe, numéro de sécurité
sociale, adresse postale et informations personnelles.
L'internaute se connecte sur un site qui ressemble
à s'y méprendre au site officiel de
l'institution financière censée avoir
envoyé le courrier. En réalité,
il s'agit d'un site contrôlé par les
pirates, qui n'ont plus qu'à se connecter au
véritable site de la banque visée et
à procéder à de discrets virements
des comptes de leurs victimes vers leurs propres comptes.
Un danger chiffrable
aux portes de l'Europe
Cette pratique
est autant dommageable pour les organismes financiers
dont l'image est attaquée, qui doivent gérer
des plaintes de leur utilisateurs, qui voient leur
call centers surchargés d'appels de clients
très inquiets.
Les préjudices
liés au phising seraient évalués
à 73 milliards de dollars aux Etats-Unis pour
l'année 2004 et à 180 milliards d'euros
pour le monde entier.
"D'une façon
générale, si le phising continue à
se développer, c'est la confiance dans l'ecommerce
qui peut être atteinte", commente Raphaël
Richard, fondateur de CVFM, "Il ne s'agit donc pas
un phénomène marginal".
Aux Etats-Unis,
les principales cibles sont les leaders du marché
tel que Citibank, eBay (vente aux enchères,
en particulier), PayPal (virements entre particuliers),
Wachovia (services financiers), Visa (cartes de crédit)
et Bank of America. Au Royaume-Uni, ce sont des banques
tels que Barclays, NatWest ou Lloyds TSB qui
sont principalement attaquées. En Suisse, la
première attaque qui a eu lieu visait les clients
d'une banque cantonale.
D'après
nos prévisions, ce sont les 10 réseaux
banques leaders en France qui devraient être
touchés en premier lieu, ainsi que les organismes
de crédit.
L'agence de webmarketing
CVFM, auteur de l'étude, met actuellement au
point des stratégies de contre attaques contre
ces nouvelles formes de piraterie et organise des
séminaires de sensibilisation au sein des organismes
bancaires.
CVFM propose aussi
des services de protection contre le Google
Bombing, le positionsquatting
et le cybersquatting.
Paris, le 22 avril
2004
Contact presse:
Raphaël Richard
raphael.richard
@cvfm.com
01 48 24 03 10
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