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Des dizaines de sites se sont issus
dans le top 3 de Google sur des termes stratégiques en
pratiquant le netlinking de masse, interdites par Google. Combien de temps Google va-t-il tolérer ces pratiques ?
Ils parviennent à obtenir
un lien sémantique de bas de page tous les deux jours et se
trouvent au bout de deux ans des centaines de liens sémantiques.
Le lien peut avoir été obtenu par échange de
liens, par revente de liens (loyer compris entre 5 et 50 euros le
lien par mois). Des plateformes de vente de liens sémantiques
existent et prospèrent. Or, ces liens sont dans 90% des cas
totalement illégitimes que ce soit du point de vue de la
qualité éditoriale, de la netiquette ou des
recommandations de Google.
Or cela fonctionne: les résultats
sont là:
- www.Univers-maison.com s'est issé
en troisième position de Google sur le mot "décoration"
grâce un échange massif de liens de bas de pages avec
des sites sans aucune relation avec la décoration
- www.Foliflora.com s'est hissé en
top 3 sur le mot "livraison fleurs"
- www.Discounteo.com s'est hissé en
top 2 sur le mot "électroménager"
- www.mademoiselledeco.com s'est
hissé en top 4 sur le mot « blog déco »
- www.king-jouet.com s'est hissé
en top 1 sur le mot « jouet »
- www.piscine-center.net s'est hissé
en top 1 sur le mot « piscine »
- www.autoreflex.com s'est hissé
en top 1 sur le mot « voiture d'occasion »
- www.ruedeshommes.com
s'est hissé en top sur le mot « vêtement
homme »
- www.enchantier.com s'est hissé en top 1 sur le mot « devis travaux »
Et pourtant, ces approches sont en
contravention avec les régles de Google.
Google est-il pour autant floué par ce type de netlinking ?
La liste des sites cités ci
dessus a été établie à la main en 15
minutes avec une méthode d'investigation extrêmement
élaborée... il a suffi de lister les liens au bas de
la page d'accueil de Univers-maison.com !
Donc, inutile de nous voiler la face:
n'importe quel chasseur de spamdexing détecte ces techniques,
interdites par Google, en quelques minutes.
De nombreux (jeunes) référenceurs
pensent qu'ils sont plus malins que Google et qu'ils réussissent
à passer entre les mailles du filet): « si cela
fonctionne aujourd'hui pour un nombre de sites tellement important,
cela signifie que la pratique est sans danger. »
Grossière erreur d'appréciation
liée à trois choses
1°) Google est calculateur: ses
stratégies anti spam se conçoivent dans la durée
et de façon industrielle. Il observe, analyse les grandes
masses de spam et met en place petit à petit à des
systèmes permettant de limiter les effets du spamdexing. Mais,
tous les trois à quatre ans, Google met en place une nouvelle
approche qui provoque une vague de spam de grande ampleur.
2°) Une méconnaissance du
système de sanctions qui fonctionne comme une fusée à
trois étages: l'algorithme de Google déprécie,
de façon automatique les techniques de spamdexing, les plus
grossières. Un système de test manuel des résultats
de Google qui apparaissent sur les expressions les plus recherchées
fait remonter d'autres sites pratiquant le spam. Enfin, un système
de délation très efficace met à contribution les
concurrents des spamdexers afin de compléter le système
de détection du spamdexing.
3°) Le système de sanction
possède plusieurs niveaux: desindexation totale de l'index,
pénalités pesant sur un site tout entier, pénalités
pesant sur certaines pages.
Netlinking de court terme ou netlinking
durable ?
Ceux qui connaissent Google de
l'intérieur vous diront que tous les signes annonciateurs
d'une vaste opération anti netlinking frauduleux sont là:
Octobre 2007: mis en ligne du
formulaire de dénonciation de liens frauduleux
Année 2008: de nombreux sites
subissent une perte importante de Page rank, afin de rendre plus
complexe le négoce de liens payants
Décembre 2008: Google Webmaster
Tools permet aux webmaster de connaître la liste des liens
sémantiques pointant vers eux
Mars 2009: des discussions tendent à
démontrer que Google a élaboré des système
d'analyse de l'origine des liens d'un site et qu'il mesure les sites
qui s'écartent des schéma classiques (un tiers de liens
posés sur www...., un tiers de liens posés sur
« cliquez ici », un tiers de liens posés
sur un mot clé).
Il faudrait être sourd et/ou
aveugle pour ne pas comprendre que Google a mis en place un
dispositif complet permettant d'analyser à des chasseurs de
spamdexing, en un temps record la stratégie de liens externes
d'un site.
Comment se préparer à la
future vague de blacklisting ?
Deux stratégie sont possibles:
- prendre un maximum de trafic et de
chiffre d'affaires à court terme
- assainir sa stratégie de
netlinking
Netlinking de court terme
Cette stratégie est valable pour
des petits sites qui n'ont rien à perdre et pour qui « un
vaut mieux que deux tu l'auras ». Ils peuvent continuer à
échanger des liens pour prendre un maximum de trafic. Le jour
ou la vague de blacklisting anti netlinking, ils ont une chance sur
deux de sauter. S'ils sautent, ils relanceront un site auquel il
faudra deux ou trois ans pour remonter réellement. Ils
financeront cet effort avec les bénéfices accumulés
grâce au référencement actuel.
Assainir sa stratégie de
netlinking
Les sites avec une marque déjà
installés ne peuvent prendre le risque d'être
massivement déréférencés. Eux doivent
absolument cesser toute pratique de netlinking illégitimes
(liens de bas de page, liens posés sur des mots clés
non naturel, etc...) car un déréférencement
porterait gravement atteinte à leur image mais aussi à
leur chiffre d'affaires et à leur rentabilité.
Le lien de bas de page illégitime
de 2009 est l'exact équivalent de la page satellite en 2004:
Google a ferme les yeux dessus aussi longtemps que le phénomène
restait marginal et qu'il faussait à la marge les résultats.
Aujourd'hui, on peut estimer que des dizaines de milliers de liens
illégitimes faussent les résultats de 10000 mots clés
les plus demandés sur Google et que la zone de tolérance
de Google se rapproche.
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